Pour le Parisen, « les opticiens voient rouge. »
A l’occasion du Colloque «Opticien, acteur de santé» de la Fédération nationale des opticiens de France (FNOF) qui a eu lieu hier à Paris, le Syndicat des centrales d’achat au service des opticiens indépendants (Casopi), par la voix de Stéphanie Dangre, sa présidente, a annoncé, le lancement d’une campagne de communication et d’information des consommateurs à propos des complémentaires-santé, avec le soutien de l’enseigne Atol, adhérente de la FNOF, pour faire face au « campagne de dénigrement » dont ont été victimes les opticiens. Premier effet de cette campagne : un article dans le journal Le Parisien de ce matin intitulé « Les opticiens voient rouge.»
Cet article reprend en substance les conclusions de l’étude réalisée par le cabinet spécialisé Gallileo Business sur les OCAM présentée hier à l’occasion du colloque. Des conclusions «sans appel», indique le journal qui poursuit : «manque de transparence dans les tarifs, pressions sur les opticiens en termes de produits, remboursements inégaux… derrière des contrats trop souvent illisibles pour la plupart des Français, ces organismes cachent un système de remboursement opaque regrette la Fédération nationale des opticiens.
La réaction des mutuelles
Dans le même article, les OCAM répondent : Laurent Borella, directeur santé de Malakoff- Médéric « la création de réseau partenaires garantit … à nos assurés un meilleur accès aux soins… C’est un deal gagant/gagant .» Pour Étienne Caniard, président de la Mutualité française «cette étude part d’un présupposé qui est faux : si les assurés faisaient jouer la concurrence entre opticiens, cela permettrait de contenir les prix. Or, c’est l’inverse. Le partenariat avec les mutuelles permet au contraire de garantir des tarifs accessibles à tous, et de contrôler la qualité des produits qui sont vendus à nos assurés. » Enfin, Christian Germain, pour la Caisse chirurgicale et médicale de l’Oise indique que« cette enquête ne [l’]étonne pas ; je connais de nombreux confrères qui font pression sur les opticiens. Mais cela est dû à la dérive des prix constatée dans ces enseignes, qui s’est soldée par une hausse des cotisations ces dernières années.»
Une campagne d’information des clients
La campagne de communication du CASOPI, outre les relations avec la presse spécialisée de l’assurance, régionale et nationale, se fonde également sur la publication d’une plaquette destinée à l’information des clients des opticiens pour un meilleur choix d’une complémentaire-santé. Le document détaille six critères pour «bien choisir sa complémentaire santé » : le niveau de remboursement, la liberté de choix de l’opticien par l’assuré ; la liberté de choix de produits par l’assuré ; le refus des pratiques de remboursement différencié ; la transparence et l’accessibilité des informations ; le respect de la confidentialité des données de santé. Un site Internet sera aussi dédié à l’aide au choix d’une complémentaire-santé en optique.
« Nous envisageons une version plus polémique », ont précisé les promoteurs de cette base de données sur les différentes complémentaires en optique. « Faute de réactions on publiera des résultats OCAM par OCAM », a menacé Alain Gerbel, le président de la FNOF.
Photo Public attentif hier au colloque organisé par la FNOF
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